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’air de Peyrehorade n’est pas qu’une cacophonie, paroles et musiques s’évertuant à nous faire croire à cet apaisement illusoire qui se traduit immanquablement par : «Ne monte pas le son !». Alors nous fredonnons en sourdine. Pas de rock, pas de reggae, pas de rap … la juste harmonie qui ne dérange pas le sommeil du juste. On chantait, dans les bois pour se donner du courage, sur les bateaux pour donner le rythme aux manœuvres, à la veillée pour se donner "des airs" et conquérir le(s) cœur(s), à l’église, parfois seulement en remuant les lèvres et à l’école pour passer le certificat d’études !
Bref, c’est peut-être pour cela que le pays connaît peu la sécheresse. Quelqu’un a chanté ce matin sous la douche ?

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La tradition locale des chœurs d'hommes est ici largement ancrée. Les Peyrehoradais on pris l'habitude de porter loin les airs de notre région.

Sur la photo ci-dessus, on mesure l'importance de ce chœur dont la naissance remonte à 1904, qui pose ici en souvenir de sa participation au Concours International de Paris, les 26, 27 et 28 mai 1912.

Et ci-dessous, l'affiche d'un concert donné en 1911.

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Plus près de nous, dans les années 1900, l’un de nos instituteurs, Gustave Larrat, eut l’heureuse idée de réunir en un Orphéon nos amateurs de chant choral. Et très rapidement ce groupe des Chanteurs d’Aspremont va acquérir une notoriété certaine qui va le conduire à participer avec beaucoup de bonheur au Concours international de Paris, en 1912.

 

Même si la Grande Guerre ne porte guère à s’exprimer en chansons, l’amour du beau chant survit à ces années noires et, en 1918, M. Larrat reprend sa baguette jusqu’au seuil de la Seconde Guerre mondiale qui, à son tour, va enlever l’envie de chanter.

Jean dit Gustave LARRAT

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Jean dit Gustave LARRAT est né à Came le 10 décembre 1882 dans une famille d'agriculteurs.

En 1898, il est lauréat de la bourse Nauton-Truquez lui donnant la possibilité de mener à bien des études lui permettant de revenir quelques années plus tard à Peyrehorade comme "maître d'école". Il ne va plus quitter ces bords des Gaves où il épouse Marie Darlon de Magescq. Il est disponible pour dispenser ses qualités de pédagogue et d'artiste aux enfants des écoles, ainsi qu'aux adultes, dans les divers groupes qu'il va animer.

Au début du XXe siècle, il va devenir l'instigateur et ensuite l'animateur de l'orphéon "Les Chanteurs d'Aspremont" à qui il va transmettre son goût de la musique et du chant.

Il va porter ce groupe  sur des chemins de gloire et cueillir des lauriers bien au-delà de notre région et, lors de son décès en 1957, le maire Jean Dupaya lui rendra un vibrant hommage.

( D'après le texte de C. Lescarboura )

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Les obsèques de Gustave Larrat ont donné lieu à une imposante manifestation de sympathie. De pure origine peyrehoradaise, Gustave Larrat appartenait à cette génération pour laquelle, l'amour du clocher était un symbole. Aimé de ses concitoyens, honoré par les plus flatteuses distinctions, il restera une figure légendaire. […]


Allocution de Jean DUPAYA,

maire de Peyrehorade.

"Avec une brutalité terrible, en bonne santé et en pleine lucidité, Gustave Larrat a été ravi en quelques heures à l'affection des siens ainsi qu'à celle de tous ses amis peyrehoradais.

Aussi, est-ce avec une grande émotion que nous venons lui adresser aujourd'hui ce dernier adieu.

Nous sommes certains de demeurer fidèles à son désit qui était de rester effacé, et nous pensons respecter sa modestie en lui apportant, en toute simplicité, avec cet adieu, l'hommage mérité auquel il a droit, ainsi que les regrets unanimes de toute la population.

La place qu'il a tenue à Peyrehorade a été trop exceptionnelle pour qu'il n'en soit pas fait mention aujourd'hui.  Elle fut telle en effet, qu'elle a marqué plusieurs générations.

Amis d'enfance, hélas ! si clairsemés, vous l'avez connu en 1898 jeune lauréat de la bourse Nauton-Truquez, et vous savez ce que fut la concrétisation de son mérite ainsi que de ses brillantes  qualités. Et lorsqu'il revint quelques années plus tard comme maître d'école, il s'attacha tellement à son village que jamais plus il ne le quitta. Ce fut l'époque où, donnant libre cours aux dons naturels qu'il possédait, il devint à la fois, en plus d'éducateur, artiste - car il en avait l'âme - musicien - car il en avait la sensibilité - et excellent interprète - car il en avait le goût. Dès ce moment aussi se campa sa silhouette typique qui nous fut si familière à tous : béret sur une abondante chevelure, visage expressif éclairé par ses yeux rieurs, et lavallière.

Enfants des écoles, adultes d'aujourd'hui qui l'avez connu sous ces traits, puisque trente-cinq années consécutives il vous a instruits, vous désirez qu'en votre nom on lui adresse, avec vos remerciements, votre adieu.

Chanteurs d'Aspremont, à qui il a transmis son goût de la musique et du chant et qui l'avez connu maître difficile mais respecté, vous menant cueillir des lauriers à Périgueux, Toulouse et même Paris, vous penserez à lui quand vous fredonnerez les vieux airs d'autrefois…

Vous qui l'avez connu et apprécié pendant les soixante années où il resta à la Caisse d'Épargne - dont vingt-cinq comme chef caissier - vous garderez le souvenir de l'homme dévoué et intègre que fut Gustave Larrat.

Vous tous, ses amis du corps enseignant ; Vous tous, les Peyrehoradais, ses amis tout cout court, vous garderez longtemps vivace le souvenir de la personnalité attrayante que fut Gustave Larrat, et pensez aussi avec tristesse qu'avec lui un chapitre important de notre histoire locale [ a été écrit ? ]

Madame, Monsieur René Larrat et sa famille, l'éloge d'une vie bien remplie aurait mérité de plus longs développements, mais nous tenons à respecter votre désir et à ne pas augmenter davantage votre fatigue.

Transmettez à Mme Gustave Larrat mes sentiments de vives condoléances, et dites-lui que nous lui apportons l'assurance que toute la population peyrehoradaise s'incline respectueusement devant votre douleur commune. "

 

Article paru dans le journal "SUD-OUEST" du 26 avril 1957


Jean CARRÈRE

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Passée la tourmente, c’est un autre enseignant, Jean Carrère, qui va mettre ses compétences en 1945, au service de la résurrection de la chorale peyrehoradaise qui devient “Lous Gaouyous”.

 

Pianiste de formation et normalien de dax, Jean CARRÈRE anime, avant la Deuxième Guerre mondiale, un petit ensemble de musique de chambre au même titre que d'autres musiciens amateurs de la région. La guerre va mettre fin à ces réunions.

Fait prisonnier, Jean part en captivité en stalag. Dans son malheur, il va avoir la chance de côtoyer l'abbé Alexandre Lesbordes, maître de chapelle des sanctuaires de Lourdes qui va l'initier à la la composition et à l'harmonisation.

Après la guerre, Jean va retrouver le Cours Complémentaire de Peyrehorade qui va constituer au travers des anciens élèves, un vivier de recrutement des membres de la chorale "Les Goauyous" qu'il crée en succession des Chanteurs d'Aspremont.

Soucieux de constituer un répertoire  original et personnel, il va alors parcourir les bords des Gaves et de l'Adour pour recueillir les nombreux chants que les marins et agriculteurs se transmettent en chantant dans les auberges de la région, notamment à Sainte Marie de Gosse.

La chorale progresse très rapidement et sa renommée dépasse largement les limites de la région. Le Chœur peyrehoradais aura même l'honneur de chanter devant Vincent Auriol, alors Président de la République.

Les sorties se succèdent pendant 18 années pendant lesquelles Jean Carrère va diriger ses chanteurs avec compétence, patience et bienveillance jusqu'en 1967.

( D'après le texte de F. Darricau - 2004 )

 

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Fernand DARRICAU

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Survient alors un silence.  Jusqu'à ce que qu'un troisième instituteur, Fernand Darricau, décide en 1975, que cette pause a assez duré. Il prend la direction du Chœur d’Hommes du Pays d’Orthe.


Le jeune Normalien qui, en 1956 à Angoulême, lors d'un festival UFOLEA, chantait en compagnie de quelques condisciples et des Gaouyous, ne se doutait pas qu'un jour il sortirait ce Chœur d'Hommes de l'ombre pour le tirer vers la lumière.

Fernand DARRICAU intègre la chorale en 1965 et participe à son premier stage de directeur de chœur à Boulouris durant l'été 1966. Mais les voix des Gaouyous s'éteignent lors de la "retirada" de Jean Carrère même si elle sont ranimées deux ou trois fois, ponctuellement, par Jean Laplace.

En 1975, sollicité par plusieurs anciens, il s'attelle à faire revivre les Gouyous et il présente son premier concert lors des fêtes de Peyrehorade en 1976, après trois saisons de répétitions intensives.

Et l'on mesure alors mieux le chemin parcouru entre cette reprise et le VIe Festival de chant choral du Pays d'Orthe qui se tient en 1999.

Pendant 25 ans, Fernand Darricau réussit avec talent et ténacité, à porter ce Chœur d'Hommes, avec un répertoire varié et amélioré, à se produire devant les publics les plus exigeants.

Si les Gaouyous ont une âme, c'est à Fernand qu'ils le doivent !

( D'après le texte de J. Tourette - 2004 )

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Ci-dessus et ci-dessous, Les Gaouyous

sous la houlette de Fernand DARRICAU - Coll. J. C. Lamarque

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Albert LAVIGNASSE

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Natif de Saint Palais (Basse Navarre ), Albert LAVIGNASSE, à l'issue d'une scolarité sans vagues ni accrocs, malgré le changement de département ( les Landes l'ont accueilli à Cauneille alors qu'il n'a que dix ans ), obtient un CAP de menuisier et un BP agricole.

Est-ce parce que les chants basques ont bercé son enfance qu'Albert a toujours eu une passion pour la musique en général, et pour le chant choral en particulier ? Les Gaouyous lui donnent l'opportunité de concrétiser ces rêves en l'accueillant dans leur groupe en 1990.

Rapidement, ses compétences le portent au rôle de chef de pupitre des seconds ténors.

Fernand Darricau, alors chef de Chœur a rapidement décelé chez lui des dispositions particulières et lui conseille de suivre deux années de formation lyrique à l'École Nationale de Musique de Dax puis six mois au Conservatoire de Bayonne.

De 1997 à 1999, il seconde le Chef de Chœur et organise le travail lors des répétitions. Il lui arrive même de diriger le groupe lors de quelques concerts.

Quand Fernand Darricau décide de ranger sa baguette, les choristes souhaiteront qu'Albert Lavignasse la reprenne. Conscient des difficultés, il accepte d'essayer et il finit par s'affirmer rapidement comme un excellent Chef de Chœur et meneur d'hommes, n'hésitant pas à proposer de difficiles chants nouveaux.

Amoureux de son travail, ne ménageant ni son temps ni sa patience, Albert a déjà marqué de son empreinte le Chœur d'Hommes du Pays d'Orthe.

( D'après le texte de J. Dutournier - 2004 )

 

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Les diverses présentations des Chefs de Chœur successifs ( ci-dessus, en violet ) sont extraites de la plaquette éditée à l'occasion du centenaire de la chorale, en 2004.

 

"Lous Gaouyous" ont enregistré plusieurs CD

que l'on peut se procurer selon les modalités portées

sur le site de l'association.

En cliquant sur l'image ci-contre,

on accédera à ce site.

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Ci-contre et ci-dessous,

la chorale peyrehoradaise

pose au pied du château

et, en dessous,

sur une péniche du Gave.

Plus bas, en 2001, concert sur

la Galupe reconstituée par

Val d'Adour Maritime, lors de la

première Fête de la Musique.

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Ci-dessus, le Chœur pose sur fond d'histoire, et ci-dessous,

en concert en l'église de Peyrehorade - Photos 2009

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Pour affirmer, si besoin en était, le goût marqué ici du chant partagé, deux nouvelles chorales mixtes, cette fois, voient le jour à la fin du XXe siècle : “Saint Martin”, avec Lydie Laborde au pupitre  et “Orth'en Sol” avec Chantal Gelez.

 

 

Cliques & Harmonies. En avant la musique !

i y eut un temps où la rivalité entre "Clique bleue" et "Clique rouge" ne pouvait que mettre un peu d'animation dans les rues. En 1935, au sein du patronage, dont les abbés Carriquiry et Mauvoisin furent les premiers animateurs, naît la Clique d'Aspremont. Béret bleu, ceinture bleue, "La Bleue" comme on l'appelle. Cuivres et percussions accompagnent pour la première fois, la messe de Noël. Les répétitions se font au presbytère. Le chef, c'est Jean dit "Tition" Dussarrat et la mascotte, le courageux Étienne Vivensang.

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L'année 1936 voit l'éclosion du Front Populaire. La laïcité est son mot d'ordre. Alors, pourquoi pas, face à une harmonie d'obédience cléricale, un autre groupe franchement laïc - et politique ? Voici donc "la Rouge" : béret rouge, ceinture rouge ! Le chef en est Maximilien Lesfauries. Les répétitions font vibrer la grange du Café Ferré ( qui deviendra plus tard, le Café Balesta ).

La cohabitation, lors des manifestations publiques n'est pas des plus faciles. À tel point qu'après la guerre, Pierre Labat, le maire, lassé de ces chicanes en matière de préséance, fait mesurer le parcours, le découpe en séquences - équitablement -  et décide des attributions respectives.

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Il ne sera plus question de mesures à deux ou trois temps, mais de mesures linéaires, et tant pis si la phrase musicale n'est pas terminée !

Dire que la solution convint à tous les exécutants est une autre histoire…

La Clique Rouge donna très vite , des marques d'essoufflement. Savait-elle que "la musique adoucit les mœurs" ? Elle permit, en s'effaçant, à ceux de ses musiciens qui le souhaitaient, d'aller rejoindre la Clique Bleue dont l'effectif de 62 en 1939, passa rapidement à 120 !

Et depuis, "La Bleue" est toujours fidèle à tous les rendez-vous !


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À quelques semaines de la déclaration
de ce qui sera la Seconde Guerre mondiale,
l'affiche est restée vierge.
Sans aucune précision du programme prévu.
Nous laissant dans l'ignorance de la tenue ou non
de ces journées d'animations estivales.

 

 

Comme si l'ombre qui s'avance couvrait déjà
les envolées de musique et rendait vains tous
ces pacifiques concours.

Pas la même musique !

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Force est de constater que le changement de programme musical ne rebute pas forcément tout le monde. Et la fanfare de l'occupant allemand, en 1941, avec abondance de cuivres et percussions qui accompagnent le bruit des bottes, trouve un auditoire du moins attentif sinon charmé, aux fenêtres de l'Hôtel Central, sur la place de la Liberté (!) de Peyrehorade.

Pourtant, la mémoire collective n'a retenu de cette période que les volets qui se fermaient en signe de protestation quand se mettait en place le concert imposé.…

 

Peyrehorade et les Félibres

 

 

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