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La Houn de l'Agnette
À l’occasion de la construction de l’église, la commune va devoir vendre une partie de ses terrains, landes et bois communaux, conservant précieusement une fontaine monumentale qui a été réhabilitée récemment et que l’on peut découvrir par un sentier de promenade : la fontaine de l’Agnette (plus communément appelée la fontaine de Laguette).
Voir le détail dans les pages "Fontaines et Lavoirs" et aussi, le compte rendu de la réhabilitation
dans le N°8 de Juillet 2006 de la Revue "Orthenses"
Ma ville vue du ciel...
Nous devons à l'association "Ma maison vue du ciel" (que vous pouvez retrouver dans Les Liens, ci-contre, et auprès de qui vous pourrez vous procurer ces images en haute résolution) quelques très beaux clichés du pays d'Orthe "vu de haut". (©MMVDC)
Nous vous présentons ici quelques vues des tuiles peyrehoradaises au soleil couchant.
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... et dans les livres
Dessin de Taylor, dessinateur anglais. Paru dans "En France" par Onésime Reclus. Lib. Hachette 1887
En 1903, la toute jeune association du Touring Club de France, créée à l'entame de la dernière décennie du XIXe siècle pour "développer le tourisme sous toutes ses formes", publie une série de luxueuses brochures "À la France-Sites et Monuments". Celui consacré à notre région présente notamment sur une page les deux châteaux, d'Aspremont et de Montréal. Seul détail "approximatif", les touristes à l'origine de la rédaction n'ont pas dû avoir de contact suffisant avec "l'autochtone" : ils ont placé ces monuments… au bord de l'Adour!
La colline et le Château d'Aspremont
Forteresse d'Aspremont
Dès le XIe siècle, une branche des vicomtes de Dax s'installe sur le coteau d'Aspremont et y bâtit une forteresse dont il reste aujourd'hui la tour de Na Amusa, vicomtesse régente (XIIIe siècle)
et une motte féodale du XIe siècle où se plaçait la tour d'En Garsie, à laquelle succéda une tour de guêt au XIIIe siècle (propriété privée).
Ci-contre, les ruines au début
du XXe siècle et ci-dessous,
leur état aujourd'hui
Ci-dessus, le lierre finit d'étouffer les ruines de la gloire première
des vicomtes d'Orthe - Photos Paul Ostarena - 2009
Ci-dessous, une vue aérienne des années 1950 permet de bien
distinguer la motte féodale et les restes du second donjon
C'est au XIe siècle qu'est réalisée la première
construction d'un donjon sur la colline d'Aspremont (motte féodale) qui surplombe la vallée des Gaves réunis.
Au cours du XIIe siècle, un second donjon est construit et le château, avec les
dépendances qui l'entourent, devient la résidence des vicomtes d'Orthe du XVe au XVIe siècles.
Depuis le début du XXe siècle, les ruines ont perdu une bonne partie de leurs restes.
Ci-contre, prises depuis le quai
du Sablot, les pierres ne se distinguent plus sous l'emprise
du lierre.
Photo M. H. Cingal
Ci-contre,
Les ruines du Château d'Aspremont, gravure de 1880 d'apès un dessin de Michelet.
Ci-dessous,
Les mêmes ruines photographiées sous un autre angle en 1920. Le lierre n'a pas encore commencé son
envahissement.
Depuis le sommet d'Aspremont, Peyrehorade, un après-midi de l'hiver finissant - Ph. P. Ostarena
L'Hospice Nauton-Truquez
Le bâtiment principal de la Maison de Retraite Nauton-Truquez aujourd'hui - Photo Paul Ostarena
Le Cinéma REX
Enfin, dans les années Cinquante, la vieille salle des fêtes qui accueille le cinéma est délaissée au profit d’un projet dessiné par l’architecte pyrénéen Georges Scache. Le cinéma fonctionnera jusqu’au début des années 90.
Au temps de sa splendeur, le cinéma Rex. Le noir se fait et Lawrence d'Arabie nous entraîne...
Le cinéma Rex de Peyrehorade a été construit en 1951 suivant les plans de
G. Scache architecte à Bagnères de Bigorre (65)
En attendant un "second souffle", le Rex en 2009, traversé par le vent de l'histoire… Ph. M. H. Cingal
Les Maisons anciennes…
Rue Alsace Lorraine
Nous avons dans la ville et sur le territoire de la commune des maisons anciennes, depuis le XVIIe siècle (et quelques vestiges de maisons plus anciennes) qui ont, le plus souvent, subi des réaménagements au fil du temps et de leurs occupations. Nous avons donc des maisons de la vieille ville (de chaque côté de la rue Alsace-Lorraine), puis des maisons des faubourgs (quartier Lembarry et ouest de la ville) et les maisons rurales, principalement sur le territoire de l’ancienne paroisse d’Igaas, réunie à la ville de Peyrehorade à la Révolution. Ces maisons ont été répertoriées grâce aux divers actes connus.
Plus loin, la maison Lévy ( aujourd'hui disparue ) ayant appartenu à Amédée Labarthe, maire de Peyrehorade de 1881 à 1925
… et d'anciens aspects de nos rues
La Rue Lembarry au début du XXe siècle
Les faubourgs anciens de l'Embarrussaut et de l'Embarri-Juzan
La rue Lembarry est issue de l'axe au long duquel s'organisait la "bastide" d'origine. Son tracé est parallèle à la base de la colline d'Aspremont.
La rue des Chapons (ci-dessous) est la rue des artisans du bois qui partait de la porte ouest de la ville et englobait l'actuelle rue Ste-Catherine (qui ne sera différenciée dans l'appellation qu'au cours du XIXe siècle). C'est aux abords de cette rue très populaire que furent édifiés les premiers cimetières juifs.
La Rue des Chapons au début du XXe siècle
La Rue Gambetta dans les années 1950
Dussaoût, une maison au bord de l'eau…
La maison rurale que nous présentons (Dussaoût, du nom de l’acheteur de ce qui était précédemment un bien vicomtal à la Révolution : l’îlot du Peyré en bordure des Gaves) est des plus récentes de la commune et sa construction s’échelonne entre la fin du XVIIIe siècle (premier corps de bâtiment dont la destination n’est pas définie), aménagement d’une partie habitat flanquée d’un bâtiment agricole en l’an XII (1805), occupation agricole vers 1830 et rajout d’un corps spécifique surélevé en 1923 avec l’introduction d’un troupeau bovin (abandon de l’élevage de chevaux).
Au milieu du XIXe siècle, les maisons du bord de l’eau se voient dotées d’un tableau des crues que l’on retrouve sur celle-ci.
Dussaoût sous les eaux et, au-dessus, dans la pierre, le tableau des crues
L'École des Filles
Adossée à la colline, l'École des filles et, ci-dessous, le préau - Photos M. H. Cingal
Les anémones de la vigne…
Sur les coteaux d'Aspremont,
il y avait des vignes.
La chanson dit que les merles
étaient dans les vignes.
Ce qu'elle ne dit pas c'est qu'ici,
elles servaient d'écrin
aux anémones sauvages que l'on vendait
au marché de Peyrehorade.
Parties les vignes, partis les merles
et aussi les anémones.
Juste un lieu-dit qui conserve leur trace…
Le Monument aux Morts
Le XXe siècle qui commence par ce terrible conflit de la Première Guerre Mondiale voit s’édifier, près de l’église, le Monument aux Morts en 1923.
Tous les habitants vont participer à la souscription dès 1919 en souvenir des 90 Peyrehoradais tombés sur les champs de bataille. C’est l’atelier parisien Gourdon qui est finalement choisi avec quelques artisans locaux, pour mener à bien ce projet.
(voir Orthenses n°6)
En 1921, l'architecte Pomade (de Dax) fait défaut, "surbooké" comme on dirait aujourd'hui. Amédée Labarthe, maire, se décide à
consulter directement des entreprises avec le conseil de l'architecte de la ville, M. Capmas. Le conseil municipal prend une délibération en date du 17 octobre 1922 pour
approuver le projet et voter une somme pour participation de la commune pour le monument lui-même.
- Souscription 21 679,20 F
- Subvention de l'État 3 450,00 F
- Participation communale 9 370,70 F
- Total 34 499,90 F
Quatre entreprises vont intervenir pour réaliser ce monument :
- les Marbreries Générales des frères Gourdon (à Paris) pour le monument lui-même (notamment la statue en marbre blanc de Carrare) pour un devis de 34.500 francs : " Le
monument tout en granit gris fin ou rouge de Bretagne taillé fin avec parties polies pour recevoir les inscriptions, couronnes, croix de guerre et palmes en bronze, casques sur couronnes en
galvano bronze (parage en granit pareil), pour ce monument ".
- Lucien Laborde, forgeron à Peyrehorade pour la grille en fer forgé qui clôt l'espace (3 472 francs)
- Hippolyte Lavignasse, entrepreneur au Boucau pour installer la bordure (24 m et 70 cm) en pierre d'Arudy qui supportera la grille : 2 470 francs
- L'établissement horticole de Labaste Frères à Biarritz pour l'aménagement paysager (buis taillé à chaque angle de pelouse), deux thuyas stervarttii, lierres d'Irlande et
rosiers grimpants le long du mur de l'école maternelle (aujourd'hui immeuble privé) pour 1 518,75 francs.
Au total, environ 42 000 francs de dépense, couverte à 80 % par la souscription et les subventions.
Retrouvez l'histoire des Poilus
de Peyrehorade et des autres communes
du Pays d'Orthe dans ce numéro Hors série
de notre revue Orthenses qui a été publié
en novembre 2008 grâce aux apports
de documents, photos, témoignages,
carnets et décorations par les familles
de ces soldats.
En cliquant sur l'image, vous accédez à la page
où vous pourrez télécharger le bon de commande de cet ouvrage… et des autres.
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